Retour à Hansala
This post is also available in: Spanish
C'est le 13 mars et l'hiver le plus dur et le plus long des dernières années touche à sa fin. la chaleur a ses avantages, on sent déjà l'odeur des fleurs d'orangers (Azahar). Comme d'habitude les journaux télévisés diffuseront la nouvelle des milliers d'africains "sans papiers" qui essaient d'arriver aux côtes espagnoles à la recherche d'une vie meilleur. Ils arrivent en petites barques ou kayaks, malheureusement un tricorne gâche leur rêve. Au pire des cas, les journaux télévisés diront qu'on a trouvé quelques corps dans la plage de Rota, Tarifa ou La Línea de la Concepción.
Commentaire: Retour à Hansala
Le film est à mi-chemin entre la fiction et un documentaire. Il ne juge personne, il laisse le spectateur impassible pour qu'il réfléchisse à son propre. il raconte l'expérience du propriétaire d'une agence de services funèbres (Martin) qui va a Hansala pour emmener le corps d'un garçon qui apparut dans la plage de Rota, dans ce dur voyage l'accompagne la sœur du naufragé (Leila) qui depuis cinq années n'a pas visité son pays natale. Trop de clichés se confirment durant les démarches administratives et le voyage: le gendarme salopard, le vacarme dans la douane avec des fonctionnaires marocains incompétents, un vol dans une route secondaire...
Il n'est pas excessivement dur mais il ne manque pas de sensibilité non plus, on pourrait le voir sans risquer de pleurer et il maintient un rythme très élevé. C'est facile de prévoir le changement qui se produira en Martin quand les morts cessent d'être des euros et deviennent des personnes avec des noms et des prénoms. La photographie et la musique sont a la hauteur d'un grand film, il faudrait juste faire une incise négative -si possible- : La décomposition du mariage que vit Martin, rien a voir avec l'histoire, et distrait un peu du profond sujet "retour a Hansala". En définitive, on a pu profiter du meilleur du ciné espagnole des dernières années.
Le salon des cérémonies du conservatoire était plein de gens, il y aurait une trentaine de personnes, mais malheureusement pour cette société, le jeune public était résiduel. La représentation politique ou institutionnelle manquait aussi; on sait déjà que la solidarité des politiciens est un masque avide de votes.
Pour conclure, notre félicitation à l'ONG Amnistia international car qu'ils se mobilisent suffisamment à séville, et aussi, à Chus Gutiérrez qui en plus de diriger le film fut la productrice, pour ce qu'elle a investi économiquement en "retour à Hansala". c'est un exemple à suivre dans la commercialisée industrie.
Adrián de la Rosa
Traducteur: Khalil Taoufik Bouazzaoui
Ndjogou, du Sénégal à la grande mosquée de Rome
David Cameron ? L'abandon confus du multiculturalisme
La France et sa circulaire contre les étudiants étrangers : appât de Guéant vers 2012
David Cameron la joue identité nationale contre multiculturalisme
Allemagne: la formation d'imams sauvera-t-elle le multikulti ?
Angela Merkel : le multiculturalisme taclé par la vague Sarrazin